Entre combativité et maîtrise tactique, les athlètes ont offert de brillantes performances, augurant de très belles perspectives avant le tournoi Ope
Entre combativité et maîtrise tactique, les athlètes ont offert de brillantes performances, augurant de très belles perspectives avant le tournoi Open CEEAC.
Au terme de combats d’une intensité remarquable et âprement disputés, la Coupe du Cameroun de Sambo 2026 a livré son verdict officiel. Entre maîtrise tactique, résilience physique et émergence d’une nouvelle garde dorée, les combattants messieurs et dames ont offert une démonstration de haut niveau, augurant des perspectives particulièrement prometteuses pour le sambo national sur la scène sous-régionale.*
La Sueur épargne le sang et Team Amasia aux sommets du collectif
Sur le tapis, l’engagement total des athlètes a sublimé cette édition 2026. Chez les messieurs, où dix formations de premier plan rivalisaient d’ardeur et de technique, le club au nom évocateur « La Sueur Épargne le Sang » a imposé sa suprématie. Portée par un collectif irréprochable de 12 combattants engagés, l’équipe a réalisé une moisson impressionnante de 12 médailles, dont 4 en or, 2 en argent et 6 en bronze. Cette régularité et cette efficacité maximale permettent au club de se hisser avec panache sur la plus haute marche du podium. La concurrence n’a toutefois pas démérité. Mboa Association décroche la deuxième position avec un total de 9 médailles (2 en or, 4 en argent et 3 en bronze), faisant preuve d’une formidable présence dans les finales. La prestigieuse formation des Forces Armées et Police (FAP) complète ce podium masculin avec 6 médailles (1 en or, 2 en argent et 3 en bronze).
Le tableau féminin a offert un spectacle tout aussi captivant avec huit clubs au rendez-vous. Team Amasia Sambo a survolé les débats collectifs en réalisant la meilleure performance de la catégorie dame avec 8 médailles, dont 4 titres en or, 3 en argent et 1 en bronze. Mboa Association confirme sa polyvalence en s’imposant à la deuxième place féminine (2 argent, 2 bronze), tandis que la Black Spider Academy s’empare de la troisième position grâce à un réalisme parfait concrétisé par 2 médailles d’or.
Héroïsme individuel, sang-froid tactique et passage de témoin
Au-delà des batailles d’écuries, plusieurs individualités ont littéralement crevé l’écran par leur maturité dans la gestion du combat. Dans la catégorie des moins de 65 kg en sambo sportif dames, Epawa Sibelle (FAP) a dû puiser au plus profond de ses ressources stratégiques pour faire plier une rivale particulièrement coriace issue du judo. « Mon combat n’a pas été facile car mon adversaire est également judokate. Il fallait absolument que je m’adapte et j’ai pu gagner. Ce qui m’a poussée vers ce sport, c’est qu’il est ouvert et qu’il n’y a pas de discrimination. » argumente Epawa Sibelle, médaillée d’or (-65 kg Sambo Sportif Dames).
Chez les messieurs, la finale des 88 kg en sambo combat a mis en lumière l’intelligence tactique de Mbarga Yvan Edmond (Team Amasia). Confronté à une opposition physique intense, l’athlète a su faire preuve d’un contrôle émotionnel remarquable pour imposer son schéma de jeu et valider ses objectifs annuels. « Mon combat était un peu dur. C’est vrai que je sais me maîtriser quand je trouve un adversaire coriace. J’ai pu mettre en place ma tactique et cela a porté ses fruits. Je suis fier d’avoir atteint mon objectif de début de saison, celui de remporter un titre en sambo combat», déclare Mbarga Yvan Edmond, champion des -88 kg Sambo Combat.
Pour le président de la Fédération Camerounaise de Sambo, François Mbassi, cette édition 2026 témoigne d’une discipline en pleine mutation positive. Saluant la qualité de l’organisation et l’encadrement des jeunes par les anciens champions, le dirigeant fédéral se félicite d’une transition générationnelle réussie et d’une nette hausse du niveau technique. À quelques semaines du prestigieux tournoi Open CEEAC prévu en septembre, le sambo camerounais aborde ses futures échéances internationales avec des certitudes solides et des ambitions affichées de podiums sous-régionaux.
Elvira KOUMIS BAKALA

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