FECAVOLLEY : DES CONSEILS D’ADMINISTRATION AUX ENJEUX CRUCIAUX

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FECAVOLLEY : DES CONSEILS D’ADMINISTRATION AUX ENJEUX CRUCIAUX

Le 17 octobre 2026 à Yaoundé, la Fédération Camerounaise de Volleyball tient deux Conseils d’administration décisifs. Entre application des décisions de justice, protection des jeunes athlètes et lancement du championnat 2026-2027, le président Julien Serge Abouem vise la stabilisation et le développement local du volleyball.

La Fédération Camerounaise de Volleyball (FECAVOLLEY) s’apprête à vivre une journée charnière. Le Concord International Hôtel d’Olezao à Yaoundé abritera coup sur coup deux Conseils d’administration convoqués par le président de la fédération, Julien Serge Abouem : une session extraordinaire suivie de la session ordinaire annuelle. Alors que la discipline traverse une période complexe marquée par des conflits institutionnels, ces travaux visent à clarifier la trajectoire stratégique et sportive de la fédération.

Lever les équivoques juridiques sans sacrifier la jeunesse

La journée débutera dès 9 heures par un Conseil d’Administration Extraordinaire. L’ordre du jour porte explicitement sur les nouvelles mesures à prendre pour faire respecter les décisions de justice de la République du Cameroun rendues en faveur de la FECAVOLLEY.

Pour le président Julien Serge Abouem, il s’agit avant tout d’un devoir de clarification. Face aux impatiences au sein du monde du volleyball, le patron de la FECAVOLLEY rappelle la nécessité de faire preuve de maîtrise et de méthode : « Lors du Conseil d’Administration Extraordinaire, il faudra lever des équivoques. Car, au niveau du Conseil d’administration et de l’Assemblée générale, les volleyeurs estiment que nous n’allons pas très fort. Car, vous savez que nous avons en notre faveur une kyrielle de décisions de justice. C’est l’occasion de leur dire que ce n’est pas le cas. Il faut aller en maîtrisant l’espace et l’environnement dans lequel on se trouve, et l’agitation n’est pas toujours source de résultats ».

Sur le plan disciplinaire et juridique, Julien Serge Abouem marque une ligne protectrice envers les jeunes pratiquants. Refusant de judiciariser les athlètes manipulés, il tranche avec fermeté mais humanité : « En ce qui concerne spécialement les jeunes, il m’avait été demandé d’initier des poursuites judiciaires contre ces derniers qui ne respectent pas les décisions de justice comme je le fais pour leurs dirigeants usurpateurs. Mais j’ai, en mon âme et conscience, dit qu’on n’avait aucun intérêt à amener des enfants de 17 ou 18 ans devant le juge pénal parce qu’ils sont allés jouer. Ce sont des enfants qui ne connaissent même pas la signification de ce qu’ils font. C’est l’enjeu principal du premier conseil d’administration ».

Cap sur la saison 2026-2027 et le développement local

À partir de 10 heures, la session ordinaire prendra le relais pour poser les jalons de la reprise sportive. Au programme : le bilan de la saison écoulée (2025-2026), l’élaboration du chronogramme des activités de la saison 2026-2027 et le lancement traditionnel du championnat national.

Malgré un contexte difficile et le recul au classement mondial (47e place chez les dames et hors du top 50 chez les messieurs), l’exécutif fédéral entend remobiliser les troupes. « Malgré l’existence de Camerounais qui ont décidé de nous renvoyer à ces rangs, il faut croire en l’avenir et savoir qu’une organisation connaît des hauts et des bas. Mais nous allons nous relever », insiste le président.

Interrogé par nos confrères de Camvolley, Julien Serge Abouem réaffirme sa passion et son optimisme pragmatique : « Le volleyball camerounais, malgré la situation délétère, est prometteur. Nous avons beaucoup d’enfants qui jouent et des ressources de qualité. Pour le moment, nous n’attendons rien de la Fédération internationale. Il faut se concentrer sur le travail foncier sur le plan local à travers la construction des gymnases, l’acquisition de matériel et le renforcement des capacités de nos entraîneurs. C’est à ce niveau que tout se passe ».

Ces deux assises du 17 octobre s’annoncent donc fondamentales pour rétablir l’ordre institutionnel et relancer la dynamique du volleyball camerounais.
Par Céline BALLA

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