Me CYRILLE MANDENG BAKADAL : « LE CAMEROUN A TOUTES SES CHANCES DE REMPORTER CE COMBAT ».

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Me CYRILLE MANDENG BAKADAL : « LE CAMEROUN A TOUTES SES CHANCES DE REMPORTER CE COMBAT ».

Le président de la Fédération camerounaise de savate fait le point de la préparation du championnat du monde que le Cameroun abrite le 29 novembre 2025 au palais polyvalent des Sports de Yaoundé.

Qu’est-ce que cela représente d’accueillir pour la première fois le championnat du monde de SAVATE ?

Ça représente tout simplement la reconnaissance de notre talent, la reconnaissance de nos talents, du travail qui est fait au sein de la Fédération camerounaise de savate et en Afrique. Ça représente la grandeur du Cameroun devant les autres pays d’Afrique. C’est la fierté d’être camerounais et de participer au développement de la savate et du mouvement sportif. C’est également, je dirais, un honneur pour nous de hisser, je veux dire, hisser très haut le vert ou le jaune de nos chers pays.

Quels ont été les principaux défis pour préparer un événement de cette envergure ?

Les principaux défis ont été de pouvoir déjà trouver les financements pour l’organisation de cet événement. Vous savez, on dit souvent que l’argent est le nerf de la guerre. Donc, trouver ces financements, avoir la logistique, le capital humain capable d’accompagner la réussite et le succès de cet événement.

Dans quel état d’esprit se trouve l’athlète ?

L’athlète, comme nous l’appelons communément dans notre jargon : « la tireuse », est tout simplement dans un esprit de concentration, dans un esprit de détermination. Elle s’entraîne depuis un mois à raison de deux séances par jour. Elle va bien sur le plan sanitaire, physique, technique et même spirituel.

Le Cameroun aura-t-il la chance de remporter ce combat ?

Oui ! Il faut dire que le Cameroun a toutes ses chances de remporter ce combat. Maintenant, il faut également tenir compte de certains paramètres qui comptent souvent dans ce type de rencontre. Mais avec le programme qui a été mis sur pied, il faut dire que nous pouvons espérer une victoire au soir du 29 novembre.

Quel est le palmarès de la représentante du Cameroun ?

Par rapport au palmarès de notre athlète, je commence déjà par dire qu’elle a été championne d’Afrique en 2023. C’était ici même au Cameroun. Elle a été vice-championne d’Afrique en 2024 au cours de l’édition qui s’était tenue en Égypte au Caire. Elle a été championne d’Afrique en 2025 en savate combat. Et puis médaillée de bronze, toujours pendant le même championnat d’Afrique à Dakar en 2025. Et puis au niveau du Cameroun, elle a été plusieurs fois championne du Cameroun. Elle a remporté avec son club la Coupe du Cameroun de 2024. La Coupe du Cameroun qui s’était tenue du côté de Nkoteng en 2024.

Quels sont les aspects techniques travaillés spécifiquement pour ce combat ?

Il faut dire que les aspects techniques travaillés spécifiquement pour ce combat sont tout d’abord la concentration de l’athlète pendant le combat et la sérénité. Nous avons travaillé l’explosivité, c’est-à-dire que quand je parle de l’explosivité, ce sont les ripostes au moment de l’attaque. Nous avons travaillé le cadrage de l’athlète sur le ring. Quand je parle du cadrage, c’est comment cadrer son adversaire sur le ring. Nous avons également travaillé la gestion des rounds. Vous savez, c’est la finale, c’est une finale mondiale. Et nous avons pratiquement 15 minutes de combat à raison de 3 minutes de ronde.

Donc ça fait 15 minutes. Alors il faut travailler la gestion des rondes, la gestion de l’espace, parce qu’il ne faut pas laisser l’adversaire l’envahir. Il ne faut pas être envahi par l’adversaire. Donc la gestion de l’espace et maintenant les modules techniques spécifiques en fonction de son adversaire du jour. Donc les enchaînements pieds, poings, sans toutefois avoir la prédominance sur les poings, parce que là ça va être 80 % les jambes et puis 20 % les poings. Voilà comme ça quelques aspects techniques travaillés de façon spécifique pour préparer son combat. Nous avons également, je ne veux pas oublier l’endurance, parce qu’il faut bien que pour arriver au bout, pour pouvoir terminer son combat, il faut également travailler l’endurance et puis sa protection. Nous avons passé le temps à insister sur la protection parce que son adversaire va très vite, il attaque très fort. Il faut bien se protéger.

On parle là de la défense. Donc voilà en gros tout ce qui a été fait pendant son stage interne.

Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI

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