BEACH VOLLEY : LA FECAVOLLEY EN MODE SÉDUCTION AU FESTIVAL MBAM ART

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BEACH VOLLEY : LA FECAVOLLEY EN MODE SÉDUCTION AU FESTIVAL MBAM ART

Le sable de Bafia a vibré le 28 février 2026 au rythme de la première édition du « Mbam Art Beach Volleyball Clash ». Entre promotion culturelle et stratégie d’infrastructure à bas coût, la Fédération camerounaise de volleyball (FECAVOLLEY) installe durablement la discipline au cœur des régions.

Le département du Mbam et Inoubou a vibré le samedi 28 février 2026 au rythme de la première édition du « Mbam Art Beach Volleyball Clash ». Cet événement, qui constitue la deuxième étape du circuit national, a transformé la ville de Bafia en épicentre du volleyball de sable camerounais. Au-delà de la simple compétition sportive, ce rendez-vous a marqué un tournant infrastructurel majeur pour la localité qui dispose désormais d’un terrain de beach-volley répondant scrupuleusement aux normes internationales.

En intégrant le sport au cœur du Festival Mbam Art, la Fédération camerounaise de volleyball (FECAVOLLEY) a réussi le pari de la proximité, attirant un public nombreux venu découvrir une discipline où la performance athlétique s’allie à l’esthétique du geste. Quatre équipes en Dames et quatre en Messieurs, structurées sous l’appellation symbolique de « Familles », se sont affrontées dans une ambiance électrique, prouvant que le beach-volley possède un ancrage populaire profond lorsqu’il est associé à la culture locale.

Un duel de « Familles » sur le sable

Sur le plan purement sportif, le spectacle a été au rendez-vous avec des duels d’une rare intensité physique. Chez les Dames, la Famille Baveuk a survolé la compétition, s’imposant en finale contre la Famille Bafia sur le score de 2 sets à 0 (15-10, 15-11). La capitaine victorieuse, Andy Guebediang, a exprimé sa profonde satisfaction non seulement pour le titre, mais surtout pour l’héritage laissé à la ville : l’absence de terrain étant autrefois un frein majeur à la progression des athlètes locaux, ce nouvel espace devient un outil de travail essentiel pour l’avenir.

Dans le tableau masculin, la hiérarchie a été respectée avec le sacre de la famille Vute. Menés par leur capitaine Tibauth Ngueyap, les champions ont dû batailler dès les demi-finales contre la Famille Fanga (2-1) avant de maîtriser la finale face à la Famille Ndianti (2-0). Ce succès, acquis au prix d’un mental d’acier et d’une puissance physique supérieure, témoigne du niveau de compétitivité croissant du circuit national, soutenu par un encadrement technique rigoureux et une organisation qui n’a rien laissé au hasard.

La vision stratégique de Julien Serge Abouem

L’enjeu de ce tournoi dépasse cependant le cadre des trophées. Pour Julien Serge Abouem, président de la FECAVOLLEY, l’installation à Bafia est une démonstration de force d’une stratégie de vulgarisation à bas coût. En couplant le beach-volley au festival Mbam Art, la fédération prouve que cette discipline rime avec culture et festivités. L’argument économique est frappant : là où une salle couverte (gymnase) exige un investissement colossal compris entre 80 et 100 millions de FCFA, un terrain de beach-volley de standard international ne coûte qu’environ trois millions de FCFA.

Cette optimisation budgétaire permet à la fédération de multiplier les infrastructures sur l’ensemble du territoire national, rendant la pratique du volleyball accessible au plus grand nombre sans sacrifier la qualité technique. L’ambition est claire : utiliser le sable comme levier de développement pour détecter les talents de demain là où ils se trouvent, tout en réduisant les charges de production liées aux infrastructures lourdes.

Cap sur Sangmelima

La dynamique enclenchée à Bafia ne compte pas s’essouffler. La caravane du circuit national de beach-volley met désormais le cap sur la ville de Sangmelima, dans la région du Sud, pour la troisième journée prévue dans un mois. Le président Abouem a déjà annoncé des travaux d’envergure sur le futur site dès le 15 mars, en collaboration étroite avec les élites locales.

Ce projet s’annonce comme une réalisation inédite qui viendra renforcer le maillage territorial de la FECAVOLLEY. En transformant chaque festival culturel en opportunité sportive, la fédération ne se contente pas d’organiser des tournois ; elle bâtit un écosystème durable où le sport devient un vecteur de développement local et de rayonnement national. Le rendez-vous est pris pour une nouvelle démonstration de force qui confirmera que le volleyball camerounais est désormais en marche forcée vers une professionnalisation décentralisée.

Junior NTEPPE KASSI

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