MTN ITF J30 DOUALA : UNE ENTAME DE FEU ET UN MARDI DE CHOCS AU TENNIS CLUB

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MTN ITF J30 DOUALA : UNE ENTAME DE FEU ET UN MARDI DE CHOCS AU TENNIS CLUB

Le tournoi ITF J30 a débuté hier au Tennis Club de Douala avec 16 nations. Après une entame dominée par les favoris internationaux et quelques succès camerounais, la deuxième journée ce mardi s’annonce explosive avec des duels de haut niveau.

Le coup d’envoi officiel de cette édition 2026 a été donné ce lundi 6 avril sous un soleil de plomb, transformant le Tennis Club de Douala en un véritable carrefour du tennis mondial junior. Avec la présence confirmée de 16 nationalités, allant des puissances historiques comme la France, les USA et l’Espagne à des nations émergentes sur le circuit comme la Guinée Équatoriale ou l’Inde, l’événement s’impose comme un rendez-vous majeur du calendrier ITF en Afrique. Dès 8h du matin, les 18 premières rencontres ont lancé les hostilités, révélant une hiérarchie internationale solide mais bousculée par la combativité des jeunes talents locaux. Entre victoires expéditives et duels de longue haleine, cette première journée a posé les jalons d’une compétition où chaque point sera chèrement disputé.

Retour sur un lundi de domination internationale

La journée inaugurale a été marquée par une démonstration de force des délégations étrangères, particulièrement européennes et asiatiques. Sur le court 1, la Britannique Mylis Kiely a fait respecter son rang en dominant la Portugaise Vicente Pessoa Ribeiro (6-2, 6-2), tandis que le Nigérian Chukwudubem Amasiani a surclassé son adversaire camerounais avec un score sans appel de 6-1, 6-0. Le clan camerounais a tout de même réussi à briller grâce à Rayan Fady Nguetse Takoubo, auteur d’un match parfait (6-0, 6-0) face au joueur équato-guinéen Bonifacio Oyono Ayaba. Sur le court central, le spectacle a atteint son paroxysme avec la victoire au courage de Cedick Lamy Dinkwa, qui a profité de l’abandon de Nikita Kachan après un premier set très disputé. Ces premiers échanges ont confirmé que le niveau technique de cette année est particulièrement élevé, ne laissant aucune place à l’improvisation.

Mardi 7 avril : le jour des confirmations

La compétition s’accélère ce mardi avec une programmation riche en affiches explosives qui pourraient déjà dessiner le carré final. L’attention sera particulièrement focalisée sur le Court Central où le duel entre l’Indien Nishit Arimilli et le Français Solaan Mpacko Priso promet des étincelles, les deux joueurs ayant impressionné lundi par leur rigueur tactique. Les espoirs camerounais reposent en grande partie sur les épaules de Rayan Fady Nguetse Takoubo qui affrontera le Français Hugo Jathiere sur le Court 1, un test grandeur nature pour le jeune local. En parallèle, le tableau féminin offrira une confrontation nationale entre Perte Mayeli Ebessa Tolo et Vi Line-Carine Fouda Mevoung, assurant au Cameroun une place pour le tour suivant. Chaque court sera le théâtre de revanches attendues, notamment pour les joueurs ayant dû batailler en trois sets la veille, comme le Français Theo Alexandre Ifejika qui devra confirmer sa forme physique face à Pavel Neronov.

Une vitrine mondiale à Douala

Au-delà des résultats sportifs, ce tournoi ITF J30 transforme Douala en une vitrine diplomatique et sportive d’envergure. La diversité des drapeaux flottant sur le site témoigne de l’attractivité du Cameroun pour la formation des futures stars du tennis mondial. La logistique déployée sur les différents courts permet aux athlètes de s’exprimer dans des conditions professionnelles, favorisant ainsi des performances de haut vol. Pour les jeunes joueurs camerounais, se mesurer à des adversaires venus d’Australie, de Russie ou du Canada représente une opportunité unique de progression. Alors que la deuxième journée s’annonce décisive, l’ambiance au Tennis Club reste électrique, portée par un public de connaisseurs et des délégations déterminées à ramener le trophée dans leurs valises. Le rendez-vous est pris pour une semaine de tennis intense où l’endurance et le mental feront la différence.

Par Céline BALLA BINDZI

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