La Fédération camerounaise de luttes (FECALUTTE) a annoncé la tenue d’une assemblée générale extraordinaire inclusive le 24 mai prochain à Yaoundé. Entre velléités de réorganisation et quête de transparence, cet événement s’annonce comme le sommet de la dernière chance pour une discipline en quête de stabilité.
Par la voix de son président, Isaac Mpia, la FECALUTTES a officiellement brisé le silence le 4 mai 2026. À travers un communiqué radio-presse empreint de gravité, l’instance faîtière de la lutte au Cameroun convoque les forces vives de la discipline pour une assise cruciale. L’objectif affiché est clair : poser un diagnostic sans complaisance sur les « difficultés persistantes » qui entravent le développement de ce sport depuis trop longtemps.
Un cadre de concertation sous haute surveillance
Cette initiative ne semble pas fortuite. Elle s’inscrit, selon le communiqué, dans la dynamique des « hautes orientations de la tutelle », à savoir le ministère des Sports et de l’Éducation physique. Pour les observateurs du mouvement sportif national, cette assemblée générale extraordinaire est la réponse directe à une période de turbulences administratives et de tensions internes qui commençaient à éroder la crédibilité de la fédération.
L’enjeu est double : restaurer une gouvernance saine et apaiser les esprits. En insistant sur le caractère « inclusif » de cette rencontre, le président de la FECALUTTES tend la main à toutes les parties prenantes, des ligues régionales aux athlètes, en passant par les encadreurs techniques.
L’appel au sens des responsabilités
Le ton employé dans le communiqué est celui du rassemblement, mais aussi de la fermeté. La fédération en appelle au « sens élevé de responsabilité » et à la « retenue » des acteurs. Il s’agit de créer un climat de sérénité pour que les débats ne s’égarent pas dans des querelles de personnes, mais se concentrent sur des « solutions consensuelles et durables ». « L’adhésion collective à cette démarche contribuera à restaurer la stabilité et à renforcer la cohésion », souligne le document officiel.
Quels horizons pour la lutte camerounaise ?
Au-delà de la résolution des conflits, la FECALUTTES voit en ce 24 mai 2026 un tremplin pour l’avenir. Une fois les bases de la bonne gouvernance consolidées, l’ambition est de projeter la lutte camerounaise vers des standards d’excellence internationaux. Le pays, riche d’un vivier de talents indéniable, a besoin d’une structure administrative solide pour briller sur la scène continentale et mondiale.
Le rendez-vous de Yaoundé sera donc scruté de près par l’opinion publique. Réussira-t-on à passer des paroles aux actes ? La survie et le rayonnement de la lutte camerounaise en dépendent. Une chose est certaine : le dialogue est désormais la seule voie possible pour sortir de l’arène des contestations et retrouver celle des performances sportives.
Elvira KOUMIS BAKALA

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