Entre sport, citoyenneté et culture, la 3ᵉ édition du Festi Foot Vacances, parrainée par Sa Majesté Kueatsop Tetakeua Pierre Aimé, rassemble la jeunesse locale et la diaspora. Au-delà du football, ce rendez-vous s’impose comme un levier de santé publique et de développement.

Les lampions se sont allumés sur le village Balekouet, joliment surnommé la « maison des montagnes ». En ces débuts de congés scolaires, les populations locales vibrent à l’unisson au rythme de la troisième édition de leurs traditionnelles activités de vacances. Depuis le 28 juin 2026, les habitants issus des 17 quartiers de cette chefferie, ainsi que ceux des communautés environnantes du groupement Baleveng, se retrouvent quotidiennement autour du ballon rond. Derrière l’effervescence sportive se cache un enjeu sociétal majeur : offrir un cadre d’épanouissement sain pour lutter efficacement contre les fléaux de la sédentarité, tels que l’obésité, le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires et la dépression.

Un pont entre la jeunesse locale et la diaspora
Cette année, le comité d’organisation a recensé 12 équipes, rigoureusement réparties en deux poules. Les deux meilleures formations de chaque groupe décrocheront leur ticket pour les demi-finales, prélude à la grande finale apothéose fixée au 23 août prochain. L’objectif avoué va bien au-delà de la simple succession de Centre FC, l’actuel tenant du titre. Il s’agit d’un projet global de cohésion sociale, comme le souligne René Demanou Mooh Tekandong, notable à la chefferie Balekouet : « C’est un moment de rassemblement des jeunes pendant les vacances autour d’un projet unique, à savoir la paix et le développement. Nous voulons encore plus voir nos enfants qui viennent des quatre coins du pays ainsi que de la diaspora pour les vacances s’impliquer dans les affaires de leur village. C’est un objectif qui nous tient à cœur ».

Pour garantir l’inclusivité de cette fête, la chefferie prend entièrement en charge l’équipement des participants venus de tous les horizons de l’arrondissement de Nkong-Ni et du département de la Menoua. Au terme de la compétition, des primes substantielles viendront récompenser les athlètes ayant brillé par leur esprit de fair-play et leur civisme.

Citoyenneté, assainissement et transmission culturelle
Le Festi Foot de Balekouet refuse de se cantonner aux lignes blanches du terrain de football. L’événement intègre un volet citoyen et environnemental d’envergure. Sous la supervision de Mooh Kemka Nawessi, chargé des activités culturelles, près de 300 jeunes âgés de 7 à 30 ans sont mobilisés chaque année pour redessiner le paysage du village. Travaux d’assainissement, curage des rigoles et défrichage des abords des concessions sont au programme pour assainir l’environnement et réduire drastiquement la prolifération des moustiques, vecteurs du paludisme.

Le jeune Efrem Dongmo, 10 ans, incarne cette relève consciente : « Je suis là pour mettre la propreté dans mon village afin de préserver la santé de la population », confie-t-il avec fierté. Une dynamique partagée par Darole Tsakeu, 18 ans, qui concilie volontiers effort physique et action communautaire : « Je participe au sport et au travail manuel. Quand tu fais du sport à travers ces diverses activités, ça te permet d’être en santé ».

Une campagne de santé et d’éducation
En marge des tournois et du nettoyage, la chefferie déploie un agenda humanitaire dense : apprentissage de la langue locale, ateliers de vannerie et campagnes de santé gratuites. À la clôture, Sa Majesté Kueatsop Tetakeua Pierre Aimé remettra des fournitures scolaires aux enfants et des bons de soins médicaux aux parents. Seule doléance des populations pour parfaire ce magnifique tableau : le vœu pressant de voir la route principale du village enfin aménagée par les autorités.
Elvira KOUMIS BAKALA

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