L’effervescence qui a régné à Yaoundé autour du récent casting de l’AS Boyoms témoigne de la vitalité du football camerounais et du sérieux de la Boyom’s Academie.
Sous la houlette de son vice-président Serge Onia Zanga, l’organisation vient de boucler une phase de détection massive ayant mobilisé 350 jeunes, âgés de 13 à 17 ans. Ce bilan, qualifié de « plus que parfait » par la direction au micro de Russel Ouryani, ne s’arrête pas à la simple évaluation technique ou physique. Pour l’encadrement technique qui travaille actuellement d’arrache-pied, il s’agit de poser les jalons d’une structure d’élite où chaque « pépite » détectée est intégrée dans un écosystème de haute performance. L’objectif de cette activité d’envergure est clair : transformer ce vivier de talents en une équipe de troisième division compétitive pour le championnat de l’année prochaine, tout en structurant définitivement l’académie autour de standards professionnels internationaux.
Plus qu’un club, une unité de soin pour la « pépite »
La vision portée par la Boyom’s Academie dépasse largement le cadre du rectangle vert, car pour le club, la détection d’un talent ne vaut rien sans une structure capable de le préserver sur le long terme. C’est ici que la dimension médicale intervient comme un pilier non négociable de la formation, une étape capitale pour des adolescents dont l’organisme est en pleine mutation. En intégrant les pensionnaires, l’administration s’engage à offrir un suivi médical exceptionnel, transformant l’académie en un véritable centre de veille sanitaire. Cette prise en charge ne se limite pas aux soins d’urgence après une blessure ; elle s’inscrit dans une démarche proactive où la santé est perçue comme le premier outil de travail du footballeur. En mettant en place des protocoles de suivi rigoureux et personnalisés, l’AS Boyoms garantit que chaque jeune pourra exprimer son potentiel maximum sans mettre en péril son intégrité physique, assurant ainsi une transition sécurisée et sereine vers le football d’élite.
Pourquoi le suivi médical est-il le socle de la formation ?
L’importance stratégique de la prise en charge médicale repose sur la compréhension scientifique des besoins de l’adolescent athlète, particulièrement dans la tranche critique des 13-17 ans. À cet âge, le corps subit des transformations physiologiques et hormonales majeures qui, si elles sont mal gérées sous la contrainte du sport de haut niveau, peuvent conduire à des blessures chroniques, des retards de croissance ou une usure prématurée. L’AS Boyoms l’a bien compris : le suivi médical est le garant de la longévité de la carrière. En investissant dans des bilans réguliers, le club prévient les risques cardiaques, surveille les poussées de croissance et optimise la récupération par une nutrition adaptée. Cette approche permet de détecter les moindres déséquilibres musculaires ou physiologiques avant qu’ils ne se transforment en arrêts forcés. Au final, cette rigueur médicale devient un avantage compétitif majeur, car un joueur en parfaite santé est un joueur qui progresse plus vite, s’entraîne avec plus d’intensité et performe mieux lors des échéances décisives du championnat.
Le binôme gagnant : Sport-Études et Santé
L’innovation majeure de cette activité réside dans l’initiation du concept sport-études, une réponse concrète aux défis de l’insertion sociale et de la réussite globale des jeunes sportifs camerounais. Mais pour la Boyom’s Academie, la réussite académique et la réussite sportive sont les deux faces d’une même pièce dont la santé est le liant indispensable. Un jeune pensionnaire ne peut performer sur les bancs de l’école s’il est physiquement épuisé, souffre de carences ou n’est pas suivi médicalement de manière adéquate. Le club met donc tout en œuvre pour que l’académie prenne corps autour de cet équilibre fragile entre l’effort intellectuel et l’exigence physique. La prise en charge médicale devient alors le filet de sécurité qui permet aux jeunes de mener de front leur éducation et leur passion sans sacrifier leur bien-être. En veillant scrupuleusement sur leur état physique et psychologique, l’encadrement s’assure que la « pépite » n’est pas seulement un produit de compétition, mais un individu épanoui, capable de devenir un acteur majeur de la société, que ce soit sur un terrain de football ou dans une future carrière professionnelle.
Junior NTEPPE KASSI

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