La compétition qui débute le 7 février s’achèvera le 27 décembre prochain.
Le sable chaud des complexes sportifs camerounais s’apprête à vibrer au rythme des smashs et des plongeons spectaculaires. À travers un communiqué officiel signé le lundi 5 janvier 2026, Julien Serge Abouem, président de la Fédération camerounaise de volleyball (FECAVOLLEY), a levé le voile sur le chronogramme du Circuit national de beach-volley pour la saison en cours. Cette annonce, qui s’inscrit dans le cadre de l’exécution du programme d’activités de l’instance faîtière, place l’année sous le signe de l’ambition, de la rigueur et de la professionnalisation. En traçant une feuille de route claire dès l’entame de l’année, la fédération affiche sa volonté de structurer durablement une discipline qui gagne en popularité et qui nécessite désormais un cadre de compétition régulier pour permettre aux talents locaux de s’exprimer pleinement sur la scène nationale.
Un calendrier dense et diversifié
La saison s’articulera autour de six étapes majeures, s’étalant de février à décembre, offrant ainsi une visibilité à long terme pour les clubs et les athlètes. Le coup d’envoi sera donné les 7 et 8 février 2026 au collège Johnston Sport Études de Yaoundé, véritable bastion de la discipline. Le circuit mettra ensuite le cap sur le Sud, précisément sur le site d’Avebe Yekombo à Sangmelima, du 2 au 5 avril, avant de revenir dans la capitale au mois de juin. L’étape balnéaire de Kribi, prévue du 5 au 8 août à l’hôtel Lemar, s’annonce déjà comme l’un des points d’orgue de la saison, alliant performance sportive et attrait touristique. Le circuit retournera ensuite à Yaoundé les 9 et 10 octobre, pour s’achever en apothéose les 26 et 27 décembre 2026 à la mairie de Kiiki. Cette répartition géographique et temporelle assure une présence continue du volleyball de plage sur l’ensemble du territoire et durant toute l’année civile.

L’enjeu financier comme levier de performance
L’une des annonces phares de Julien Serge Abouem concerne la dotation financière, qui franchit un palier symbolique et incitatif. Avec un prize money minimal fixé à 1 000 000 FCFA par compétition, la FECAVOLLEY envoie un signal fort aux pratiquants : l’excellence sera récompensée. Cette revalorisation financière n’est pas qu’une question de prestige ; elle constitue un levier indispensable pour la professionnalisation des joueurs. En garantissant des primes conséquentes, la fédération permet aux athlètes de mieux prendre en charge leur préparation physique, leur nutrition et leurs déplacements. Cette sécurité financière transforme la perception de la discipline, incitant les meilleurs éléments du volleyball classique à s’investir davantage dans le sable, créant ainsi un vivier de spécialistes capables de rivaliser avec l’élite continentale.
Un catalyseur de compétitivité
Au-delà de l’aspect pécuniaire, l’impact sur le niveau technique des volleyeurs camerounais est au cœur de ce projet ambitieux. En multipliant les tournois à haute intensité, la fédération offre aux joueurs un temps de jeu régulier, élément crucial pour forger le mental et affiner la cohésion des paires. La compétitivité des pratiquants se trouvera renforcée par la mise en place de compétitions intermédiaires, dotées de prix inférieurs à un million, mais essentielles pour maintenir un rythme soutenu entre les grandes étapes. Ce réseau de tournois secondaires permettra de prospecter de nouveaux talents dans diverses communes et d’assurer une saine émulation au sein de la communauté des volleyeurs. En confrontant les athlètes à des conditions variées, de la chaleur humide de Kribi aux sols de Sangmelima ou Yaoundé, le circuit national devient un véritable laboratoire d’excellence, préparant les paires camerounaises aux rudes joutes des circuits internationaux.
Céline BALLA

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