Les deux clubs ont dominé leurs adversaires respectifs au cours des rencontres de la suite de la première journée de la Blue Volleyball League (BVL) tenus le samedi 3 janvier 2026 au Collège Bilingue Johnston Sport Etudes de Yaoundé.
Le gymnase du Collège Johnson Sports Études de Yaoundé a vibré le 3 janvier 2026 au rythme de l’acte inaugural de la Blue Volleyball League (BVL). Si les Warriors VB chez les dames et les Conquistadors chez les messieurs ont marqué les esprits par leur domination technique, un facteur invisible mais déterminant a pesé dans la balance : la préparation physique et nutritionnelle des athlètes. Dans une compétition où l’intensité des échanges exige une explosivité constante, la qualité des apports énergétiques est devenue le socle sur lequel reposent les ambitions des clubs. Les organismes, mis à rude épreuve par la chaleur du gymnase et l’enjeu des points, ont dû puiser dans des réserves minutieusement préparées pour éviter la baisse de régime fatale.
L’énergie, moteur des victoires de Warriors et Conquistadors
Face à une jeune équipe d’Eagles VB de Ngaoundéré encore en phase d’apprentissage, les joueuses de Warriors VB ont affiché une fraîcheur athlétique impressionnante. S’imposant trois sets à zéro (26-24, 25-18, 25-19), elles ont su maintenir une lucidité tactique qui fait souvent défaut lorsque la fatigue s’installe. Cette endurance est le reflet d’une hygiène de vie rigoureuse où la nutrition de performance joue un rôle de premier plan. Pour tenir la cadence des smashs et des blocs répétés, une gestion optimale du glycogène musculaire et une hydratation riche en sels minéraux sont essentielles. Comme l’a souligné la capitaine Essi Stéphanie, malgré un léger relâchement, la capacité de l’équipe à se remobiliser prouve que le moteur physique était prêt à répondre aux exigences de cette entame de saison.
Récupération et lucidité : le défi des Conquistadors
Chez les messieurs, la victoire des Conquistadors face à Bafia VB (25-20, 25-18, 29-27) a illustré l’importance de la résistance métabolique. Le troisième set, véritable marathon de 29 points à 27, a démontré que la précision technique dépend directement de la gestion des nutriments pendant l’effort. Un cerveau bien alimenté en glucose permet de garder la concentration nécessaire pour remporter les « points de tension » en fin de match. Le capitaine Mbong Yves a d’ailleurs reconnu que son équipe a dû se remobiliser pour ne pas succomber à la fatigue mentale. Ce succès souligne que la nutrition ne sert pas uniquement la puissance musculaire, mais assure également la transmission nerveuse indispensable aux réflexes défensifs et à la lecture du jeu adverse.
Vers un volley-ball semi-professionnel et sain
Le président de la Fédération, Julien Serge Abouem, a rappelé que cette ligue est un laboratoire avant le lancement de la Camtel Volleyball Championship. L’ambition de professionnalisation portée par la BVL passe inévitablement par l’éducation diététique des sportifs. Avec une enveloppe de 5 millions de FCFA promise aux vainqueurs, les clubs sont désormais incités à intégrer des protocoles de récupération post-effort incluant protéines et antioxydants pour limiter l’inflammation musculaire. La Blue Volleyball League pose ainsi les jalons d’une culture de l’excellence où le contenu de l’assiette est aussi stratégique que le système de jeu. Le rendez-vous du 18 janvier confirmera que le volley-ball camerounais a désormais les moyens de ses ambitions, tant sur le terrain que dans la préparation invisible de ses champions.
En rappel, les athlètes qui se sont le mieux distingués au cours de cette phase ont reçu des primes offertes par le sponsor officiel de la Fédération Camerounaise de Volleyball, Camtel.
Céline BALLA

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