Le 21 mars dernier, la capitale camerounaise est devenue l’épicentre du judo national. L’édition 2026 du « Kimono d’Or » a non seulement consacré la domination du club Énergy Judo, mais a surtout illustré la vitalité exceptionnelle d’une discipline en pleine mutation, portée par une mobilisation sans précédent.
Sous l’égide de la Fédération camerounaise de judo (FECAJUDO), le gymnase de Yaoundé a vibré au rythme des projections et des immobilisations. Au-delà de l’aspect purement sportif, c’est l’ampleur de l’événement qui a marqué les esprits : 40 clubs, 521 athlètes et une armée de 70 entraîneurs et officiels techniques ont répondu à l’appel. Cette participation massive témoigne du travail de fond réalisé dans les dojos à travers tout le triangle national.
Une ferveur collective déterminante
Si le succès technique est indéniable, il repose avant tout sur une synergie humaine exemplaire. Les organisateurs n’ont pas manqué de saluer le rôle crucial des parents, des accompagnateurs et des responsables de clubs. Ce « socle familial » et associatif, combiné au dévouement du staff de la FECAJUDO, a permis d’offrir un spectacle de haute facture dans une ambiance électrique.
Le directeur technique national, Maître Roland Adolphe Zoa, ne cache pas son enthousiasme : « En tant que DTN, je suis entièrement satisfait. Plus de 500 athlètes sont venus représenter le judo camerounais. Le niveau technique était très élevé, nos enfants nous ont montré des choses extraordinaires. La relève est assurée. »
Énergy Judo : un leader dans une arène disputée
Sur le tatami, la hiérarchie s’est dessinée au terme de combats acharnés dans 22 catégories (11 féminines et 11 masculines). Le club Énergy Judo de Yaoundé a confirmé son statut de favori en s’emparant de la première place du classement général. Il devance le Kodokan Judo Club de Bafoussam, solide dauphin, et le PMA Judo de Soa, qui complète un podium géographiquement diversifié.
La compétitivité globale du tournoi est impressionnante : sur les 40 clubs engagés, 30 sont repartis avec au moins une médaille sur les 88 mises en jeu (22 en or, 22 en argent et 44 en bronze). Mieux encore, 35 clubs ont réussi à se hisser entre la 1ʳᵉ et la 7ᵉ place, prouvant que le talent ne se concentre plus uniquement dans quelques structures d’élite, mais irrigue désormais l’ensemble du territoire.
Cap sur Mfandena
Cette fête du judo n’était qu’un prélude. La dynamique nationale s’apprête à franchir un nouveau palier dès le11 avril 2026. L’élite se retrouvera de nouveau à Yaoundé, au gymnase de Mfandena Omnisport, pour le Championnat national individuel junior et senior Une échéance capitale où l’engagement et la technicité observés lors du Kimono d’Or devraient atteindre leur paroxysme.
Celine BALLA

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