CHARLES KOUOH KOTTE : « NOUS AVONS UN CALENDRIER SUFFISAMMENT VASTE » 

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CHARLES KOUOH KOTTE : « NOUS AVONS UN CALENDRIER SUFFISAMMENT VASTE » 

Le Secrétaire Général de la Fédération Camerounaise d’Athlétisme fait le point de la première journée de meeting interclubs et évoque les grands chantiers qui attendent les athlètes au cours de cette année tant sur le plan national qu’international.

 La première journée des meetings interclubs tenue du 28 février au 1ᵉʳ mars 2026 au stade dOlembe à Yaoundé sest achevée avec des bonnes performances. Quel bilan peut-on faire ?

Nous vous remercions déjà pour l’opportunité que vous nous donnez. Je dirais que nous avons connu un premier meeting interclub très riche. Un événement qui s’est fait d’ouverture de compétition sur piste. Nous sommes satisfaits de tout ce qui a eu comme résultat. La première satisfaction, c’est déjà la participation des clubs, que ce soit club civil ou club universitaire. Il y a eu un grand nombre d’athlètes qui ont pu participer à cet événement.

Mais également, nous sommes fiers des attentes qui étaient placées en les entraîneurs et les athlètes. Parce que ce que nous avons reçu comme résultat pour un début de saison, pour une ouverture de saison, c’est vraiment magnifique. Nous avons connu un record national sur 400 mètres messieurs.

Nous avons connu plusieurs records personnels battus et améliorés. Nous avons vu également la jeune génération monter en puissance. Je pense que ce sont deux journées riches en résultats que nous avons connues. Nous pouvons être satisfaits parce que cela nous donne de gros espoirs pour la saison à venir. Surtout pour les compétitions internationales qui nous attendent.

Combien d’athlètes ont pris part à cette compétition ?

Nous avons dénombré 16 clubs pour un début de saison. Sachant qu’il y en a qui se préparent encore sur le plan budgétaire. Nous avons eu près de 556 athlètes qui ont pris part à cette compétition. Je ne compte même pas les tout-petits. C’est juste les juniors et les seniors que nous avons dénombrés. Les écoles et les centres de formation ne rentrent pas dans ce nombre-là.

Que prévoit la suite de la saison ?

Nous avons un calendrier qui est suffisamment vaste. Un deuxième meeting Interclubs arrive à la fin du mois de mars. Avant cela, nous avons introduit de nouvelles compétitions, telles que les Challenges qui avaient déjà démarré l’année dernière avec les Challenges de lancée. Là, nous aurons d’autres challenges. Ce sont des compétitions que nous avons créées et intégrées dans l’optique de permettre à certaines disciplines qui sont un peu en retard par rapport aux autres de pouvoir se déployer encore plus, de permettre aux athlètes de s’exprimer et d’avoir encore plus de compétitions. C’est pour favoriser la culture de ces disciplines-là. Les Miss en font partie. Il y a ça qui arrive. Il y a également les compétitions des jeunes et des scolaires. Tout au cours de ce mois.

C’est le troisième meeting interclub. Nous aurons également le meeting de Douala et le meeting de Bafoussam. Tout ceci va préparer nos athlètes vers le championnat d’Afrique et le Grand Prix.

Par rapport aux préparatifs du championnat d’Afrique et des Jeux Olympiques qui se profilent en 2028, est-ce que la Fédération continue son processus de détection au sein de la diaspora ?

Oui, bien sûr. Nous avons des athlètes qui sont présentés dans le cadre de l’enquête de début nationaux. Il y a trois athlètes qui ont déjà annoncé leur participation à l’enquête de début de saison nationale.

Ils ont eu l’autorisation de la fédération, de la France et des États-Unis. Nous sommes dans le processus de leur délivrer les documents. Il y a Aurel Manga, qui a déjà été champion du monde en salle.

C’est quelqu’un de plus grand dans une discipline qui commence à être au revoir, c’est-à-dire les 70 m. Nous avons Ngo Cameron, qui va revenir à l’équipe définitivement. Nous avons des athlètes comme la petite sœur de Nora, qui est en bonne voie, et qui est également spécialiste des lancers de poids et des lancers de disques. Nous en avons d’autres qui continuent à frapper, mais nous sommes exigeants sur la qualité.

C’est pour ça que nous prenons des athlètes d’avenir qui peuvent permettre à l’équipe de rayonner. Nous continuons de permettre aux athlètes locaux qui ont atteint un niveau certain de pouvoir se retrouver dans des cages meilleures pour la production des performances. C’est pour ça que cette année, il y a Apollinaire Yingra et Raphaël Ngaguele qui sont déjà à Dakar.

Nous continuons sur le tour d’Adèle Mafogang, qui a été freinée par sa blessure. Progressivement, tous nos athlètes qui sont dans le pipe des Jeux Olympiques doivent se retrouver dans les meilleures conditions. Nous sommes sûrs qu’ils sont dans un cadre pointu, qui leur permettra de pouvoir réaliser de bonnes performances.

Nous avons les Jeux du Commonwealth comme un test. Vous savez que les championnats d’Afrique de l’athlétisme, c’est le très haut niveau. C’est comme les championnats du monde, parce qu’il y a plein de champions du monde qui se retrouvent.

Pour nous, c’est un grand test. Généralement, les championnats d’Afrique, à un moment, ça fait même plus difficile que les Jeux islamiques, les Jeux du Commonwealth. Pour nous, c’est très bon d’avoir cela comme test. Et puis après, il y aura le Grand Prix et les Jeux du Commonwealth.

Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI

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