Le président de la Fédération Camerounaise de Sambo donne les grandes lignes de la tenue del’édition 2026 du Grand Prix Jean Paul Mbouelle.
Monsieur le Président, peut-on dire que toutes les conditions sont réunies pour l’organisation du Grand Prix Jean Paul Mbouelle ?
Toutes les conditions sont réunies pour que le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle se réalise le samedi au complexe BEAC. Tout est prêt et je voudrais rappeler ici que le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle représente également la première journée du championnat national de Sambo. Parce qu’en termes d’ouverture de saison, nous avons fait l’ouverture de saison déjà.
Nous avons fait l’ouverture de saison et nous sommes passés aux activités. Et comme vous le savez, le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle est un devoir d’histoire, un devoir de mémoire. Parce que Jean-Paul Mbouelle est celui-là qui a introduit le Sambo Cameroun dans les années 96.
Et quand nous menons les activités, le Sambo se parle au passé, se parle au présent et se parle au futur. Et compte tenu des compétences qui étaient celles de Maître Mbouelle et compte tenu du charisme et de l’engagement qu’avait Maître Mbouelle, l’histoire est racontée à travers ce Grand Prix Jean-Paul Mbouelle. Pour que les générations se souviennent, pour que les générations comprennent que ce qui est fait aujourd’hui a été arraché des mains de maîtres par un homme qui avait la volonté, un homme qui a pensé qu’ayant rencontré le Sambo à l’extérieur, cette discipline russe qui a déjà fait beaucoup de champions, il falit que cette discipline s’établisse au Cameroun.
Voilà pourquoi le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle est une grande compétition. À l’époque, nous l’appelions Mémorial, nous l’avons appelé Grand Prix parce qu’en réalité, ceux qui remportent le prix au cours du Grand Prix Jean-Paul Mbouelle sont déjà sélectionnés pour les championnats d’Afrique qui vont arriver fin mai, début juin. C’est un tournoi très important que nous avons institué et qui se déroule chaque année et que nous programmons chaque année dans le calendrier des activités de la Fédération camerounaise de sambo.
Premier jour de championnat aussi, combien d’athlètes sont attendus ?
Les athlètes qui sont attendus, les inscriptions ont commencé mercredi et c’est à la fin de ces inscriptions qu’on saura exactement combien d’athlètes sont engagés à cette compétition. Mais par le passé, nous avions déjà eu plus de 100 athlètes qui sont venus à cette compétition et nous pensons que cette année, les fruits vont porter les promesses des fleurs. Au niveau de la fédération, tout est fin prêt.
Il y a des clubs qui sont déjà enregistrés. Si nous avons placé le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle après l’ouverture de saison, c’est parce que nous avons fixé l’affiliation des clubs fin février. Nous avons ouvert la saison avec le stage des encadreurs et des arbitres et nous avons fixé le délai d’inscription des clubs, d’affiliation des clubs au 28 février.
Maintenant, les clubs ont été affiliés. Nous attendons que les athlètes s’engagent à cette compétition et je crois que les fruits vont porter, comme je l’ai dit, la promesse des fleurs. Il y a beaucoup d’engouement, les clubs vont s’installer, les athlètes vont s’engager et nous allons avoir une belle compétition au complexe BEAC cette fin de semaine.
L’édition 2026 du Grand Prix Jean-Paul Boilet, est-ce qu’il y a des innovations cette année ?
Il y a certainement des innovations parce que, les fois dernières, le Grand Prix Jean-Paul Boilet était couplé à l’ouverture de saison. Ce qui faisait que nous avions des activités qui ne nous permettaient pas souvent d’aller jusqu’au bout de toutes nos activités telles que prévues. C’est-à-dire qu’en termes de délai, ça mettait beaucoup de temps et vous comprenez que quand les athlètes sont venus pour compétir, il faudrait qu’on les libère très tôt.
Donc, nous avons voulu séparer le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle de l’ouverture de saison qui s’est passée avant. Cette fois-ci, il n’y aura seulement le Grand Prix Jean-Paul Mbouelle et les athlètes auront le temps véritablement de s’exprimer et nous ne serons pas sous la pression du temps. L’innovation, c’est aussi le plan organisationnel. Nous avons essayé de libérer le Grand Prix Jean-Paul Boilet de toutes les lourdeurs qui l’accompagnent souvent quand on le met avec l’ouverture de saison.
Le constat qu’on a fait, c’est que les compétitions de sambo attirent de plus en plus la population. Quel secret ? Seulement le spectacle ?
C’est que le sambo, déjà, les gens ne le comprenaient pas avant. Maintenant, ils le comprennent mieux. Ils comprennent que, surtout le sambo combat, ils comprennent que le sambo, c’est une discipline martiale qui vous permet de maîtriser ou alors de comprendre et de réaliser, de pratiquer les arts martiaux, tous les arts martiaux en un seul art martial. Donc, il y a là une stratégie des coûts.
Ça coûte moins cher de pratiquer le sambo et c’est plus efficace de pratiquer le sambo parce que c’est donc l’égotisme. Tout en un, dans le sambo, vous avez toutes les autres disciplines qui y sont intégrées. Le judo, le karaté et autres. C’est pour ça que nous encourageons nos athlètes à aller faire le judo, le karaté et autres pour être plus performants en sambo. Voilà pourquoi il y a beaucoup d’engouement.
L’année dernière, le Grand Prix Jean Paul Mbouelle était très couru. Cette année, il sera encore plus couru. Et nous pensons que c’est bon pour l’organisation, parce que nous avons deux axes stratégiques que nous développons, que nous déroulons relativement à notre vision qui est celle de faire le sambo, deuxième discipline sportive populaire au Cameroun, appelée le football à l’horizon 2028.
Comprenez donc que pour que le sambo soit populaire, il faudrait que cet axe de vulgarisation-là, que le maximum de personnes viennent découvrir, viennent pratiquer, viennent découvrir le sambo. Parce que les spectateurs d’aujourd’hui sont les sambistes de demain. Et nous en avons vu, nous avons enregistré des jeunes qui sont venus juste pour le spectacle, juste pour regarder, mais qui sont aujourd’hui des grands sambistes.
Propos retranscrits par Céline BALLA

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