CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE KICK-BOXING 2026 : LE CAMEROUN PASSE EN MODE « COMMANDO »  DOMICILE

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CHAMPIONNAT D’AFRIQUE DE KICK-BOXING 2026 : LE CAMEROUN PASSE EN MODE « COMMANDO » DOMICILE

​À quelques semaines du coup d’envoi de la grand-messe continentale, la Fédération Camerounaise de Kickboxing et Disciplines Affinitaires (FECAKICK-DA) a dévoilé sa feuille de route lors d’une conférence de presse à l’Olympic Hôtel. Entre ambitions sportives, innovations historiques et réalisme économique, la Team Cameroun affûte ses armes.

​Pour la deuxième année consécutive, le Cameroun s’impose comme la place forte des sports de combat sur le continent. Prévus du 21 au 27 juin 2026, les Championnats d’Afrique de kickboxing poseront à nouveau leurs valises en terre camerounaise. Un véritable vote de confiance de la Confédération Africaine de la discipline, qui a préféré le dossier de candidature camerounais à ceux, pourtant solides, du Sénégal et de l’Égypte. Cette édition 2026, couplée aux élections de la fédération, s’annonce d’une envergure inédite avec pas moins de 21 pays attendus et plus d’une centaine d’athlètes sur le ring. Une grande première historique marquera également cette édition : l’introduction officielle en Afrique centrale des compétitions de sports de tatami, tels que le light contact, le kick light et le musical form, sous l’égide de la WAKO (Association mondiale des organisations de kickboxing).

Une préparation militaire pour la « Team Cameroun »

​Sur le plan purement sportif, le staff technique national ne cache pas ses ambitions. Le Directeur Technique National (DTN), Maître Imele Simplice, s’est montré particulièrement rassurant quant à la montée en puissance de ses troupes. Lancée depuis le 21 mars 2026, la préparation s’est articulée autour de quatre grands pôles régionaux stratégiques : l’Ouest, le Sud-Ouest, le Littoral et le Centre.

​« Les équipes s’entraînent dans les meilleures conditions possibles. L’infirmerie est vide et le groupe progresse bien », a rassuré le DTN.

​Actuellement, 33 athlètes serrent les dents au cours des stages externes. Au terme de cette phase d’écrémage, seuls 14 guerriers seront retenus pour monter sur le ring et défendre le drapeau national. Pour cette édition à la maison, le Cameroun a troqué ses anciennes méthodes pour une véritable « stratégie régulière de guerre ». L’objectif est clair : garder un maximum de métaux précieux à domicile.

​ Primes et encadrement : Le discours de vérité du Président

​L’un des moments forts de cette rencontre avec les médias a été la mise au point sur la situation financière des athlètes. Interrogé sur les primes et les perspectives de rémunération, le Président de la Fédération, Sa Majesté Maître Emmanuel Essissima, a choisi la carte de la franchise absolue, coupant court aux fantasmes d’exil doré.

​Ancien champion d’Europe et du monde, le président sait de quoi il parle. Il a rappelé la précarité universelle qui caractérise les débuts dans les sports de combat, même sous d’autres cieux. Exhortant les jeunes tireurs et leurs éducateurs à garder les pieds sur terre, il a insisté sur le fait qu’il ne fallait pas calquer les attentes locales sur les standards économiques américains ou européens.

​La gestion financière se fera dans la transparence : c’est à l’issue de la compétition, et en étroite concertation avec le ministère de tutelle, que les enveloppes financières seront précisément allouées aux athlètes méritants.

​ Un soulagement logistique et financier

​Si l’édition précédente avait été marquée par d’importants défis logistiques, l’organisation de l’édition 2026 respire. La fédération peut désormais compter sur l’appui de poids d’un partenaire premium, qualifié d’« amoureux des sports de combat ». Une bouffée d’oxygène majeure qui a grandement facilité la mise en place des infrastructures et qui promet de rehausser standing de l’événement.

​Le rendez-vous est donc pris pour le 21 juin prochain. Entre l’intensité des coups sur le ring et l’esthétisme des chorégraphies artistiques sur tatami, le Cameroun s’apprête à faire vibrer l’Afrique entière.

Par Céline Vérane BALLA BINDZI

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