CHAMPIONNAT NATIONAL DE JUDO 2026 : ENERGY JUDO CLUB DICTE SA LOI À SOA

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CHAMPIONNAT NATIONAL DE JUDO 2026 : ENERGY JUDO CLUB DICTE SA LOI À SOA

Le Dojo National de la FECAJUDO à Soa a vibré le 11 juillet 2026 au rythme du Championnat National Individuel Cadets & Juniors. Entre confirmations de leadership, montée en puissance de la concurrence et révélations individuelles, la hiérarchie du judo jeune camerounais s’est dessinée sous le signe d’une compétitivité exceptionnelle.

La grand-messe du judo jeune a rendu son verdict, et c’est le Energy Judo Club (EJC) qui trône fièrement au sommet du Cameroun. Avec une moisson impressionnante de 12 médailles (4 en Or, 3 en Argent et 5 en Bronze), le club s’adjuge la première place du classement général. Pour Jean Jules Fotso, promoteur d’EJC, ce sacre n’a rien d’un hasard : « C’est une continuité de travail que nous avons engagée depuis un certain nombre d’années. Nos victoires commencent à devenir quelque chose de normal et de naturel (…) Le travail commence à produire ses fruits », confie-t-il, lorgnant déjà sur la pérennisation de cette hégémonie chez les cadets.

Cependant, la concurrence n’a pas démérité. Les Panthers (PTH) s’emparent de la deuxième place du podium avec 3 titres de champion nationaux, prouvant qu’ils restent des rivaux redoutables. La sensation forte vient de l’Ouest avec le Kodokan Judo Bafoussam (KJB) qui se hisse à la 3ème place, symbolisant la décentralisation réussie du talent. Le Top 5 est complété par la Lion Sport Academy (LSA) et le Happy Sport Judo Club (HSJ), dans un mouchoir de poche.

Une densité nationale en nette progression

Ce championnat 2026 restera gravé comme celui de l’élévation globale du niveau technique. Sur les 40 clubs présents, 32 ont réussi à se classer (soit 80%) et 23 clubs repartent avec au moins une médaille (58%). Une dispersion des breloques qui prouve que le judo camerounais s’élargit et se démocratise. Des structures comme le TFM, CBJ, ANJ, HOP, MJA, PAK, KJC ou encore le FNB ont également goûté à l’or, privant les ogres du top de razzias trop faciles.

Des guerriers au mental d’acier

Sur le tatami, les combats individuels ont offert un spectacle de haute facture. Chez les -52 kg dames, Marina Akoukeng Foghokeng a signé l’un des exploits du jour en terrassant sa rivale Myriam Mbongo Nsame, habituée des joutes africaines. « Mon coach me dit toujours qu’il ne faut pas avoir peur. Peu importe qui est devant toi, champion olympique ou d’Afrique… Je souhaite être championne d’Afrique », a-t-elle lancé avec ambition.

Chez les -90 kg, la résilience a payé pour Christian Rick Yombi. Privé d’or depuis plusieurs mois, son hygiène d’entraînement (deux séances quotidiennes) l’a mené sur la plus haute marche du podium : « C’est le travail qui a fait toute la différence. J’espère pouvoir continuer dans la même lancée ».

Le regard est désormais tourné vers l’avenir. Les meilleurs de cette édition de Soa valident leur billet mental pour les Championnats d’Afrique Cadets & Juniors à Casablanca 2026 et, le graal absolu, les Jeux Olympiques de la Jeunesse à Dakar 2026. La relève du judo camerounais est prête, et la guerre des tatamis ne fait que commencer.
Verane Céline BALLA BINDZI

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