À 24 heures de l’ouverture des Championnats du monde de bodybuilding et fitness, Yaoundé devient la capitale internationale de la discipline. Entre ambition sportive et ferveur locale, les figures de la scène mondiale prennent leurs quartiers dans la ville de Yaoundé.
L’agitation est palpable à l’aéroport international de Yaoundé Nsimalen et dans le hall de l’Hôtel Hilton de Yaoundé. Du 24 au 28 juillet 2026, la capitale camerounaise accueille une compétition de prestige international : les Championnats du monde de bodybuilding et fitness. Placé sous le haut patronage du président de la République, Paul Biya, l’événement réunit près de 400 athlètes venus de 22 pays. C’est une première historique, car jamais le continent africain n’avait abrité un rendez-vous mondial sous l’égide de la World Fitness Federation (WFF).
Jean-Luc Caruso : la sérénité du champion
Parmi la vague de compétiteurs étrangers débarqués ces derniers jours, l’international français Jean-Luc Caruso attire les regards. Sacré champion du monde amateur en 2025 puis propulsé dans la catégorie professionnelle, l’athlète aborde ce rendez-vous africain avec un parfait mélange de détermination et de sérénité. « L’année dernière, j’ai été champion du monde amateur. Ensuite, le président de la WFF m’a fait passer professionnel, ce qui a relancé ma carrière. J’ai terminé deuxième chez les professionnels en Malaisie et cette année, je vais tenter de faire encore mieux ici au Cameroun », a confié le Français face à la presse locale.
Engagé dans la catégorie Classic Bodybuilding, Caruso symbolise la densité d’un plateau particulièrement relevé. Malgré la complexité logistique des déplacements internationaux et les contraintes de préparation, l’élite mondiale s’est déplacée en nombre, prête à offrir un spectacle de haut vol.
Un défi sportif et une vitrine pour l’Afrique
Loin de se laisser intimider par la pression, Jean-Luc Caruso envisage ce sommet mondial avec philosophie et compétition dans le sang : « Ce qui m’intéresse avant tout, c’est de prendre du plaisir. Plus il y aura de concurrents et plus le niveau sera élevé, mieux ce sera. Je préfère affronter un plateau relevé et obtenir une belle performance que gagner dans une catégorie peu disputée ».
Pour la Fédération camerounaise et les instances internationales, la réussite de l’accueil de ces athlètes d’exception constitue déjà une première victoire. En faisant du Cameroun le pionnier africain de l’organisation d’un mondial WFF, Yaoundé prouve sa capacité à porter des projets sportifs de grande envergure. Le spectacle promet d’être à la hauteur de l’événement dès ce 24 juillet, sur la scène du Hilton.
Céline Vérane BALLA BINDZI

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