Entre l’arrivée des délégations au Cameroun, le parvoisement du site de compétition au Hilton et une préparation scientifique renforcée, le pays hôte vise l’excellence sportive et organisationnelle.
À 24 heures du lancement officiel du Championnat du monde de Bodybuilding & Fitness, prévu du 24 au 28 juillet 2026 à Yaoundé, le Cameroun entre dans la dernière droite de sa préparation. Réunie en conférence de presse ce mercredi 22 juillet à l’AMT du MINDEF, la Fédération camerounaise de Bodybuilding a dressé un bilan très encourageant des préparatifs organisationnels et sportifs, confirmant que le pays est fin prêt à accueillir cette compétition inédite sur le sol africain.
Des infrastructures et une organisation rodées à 85 %
Pour la toute première fois de son histoire, le continent africain abrite les Championnats du monde de bodybuilding. Un défi majeur que le comité d’organisation camerounais relève avec assurance. Face aux médias, le président de la Fédération camerounaise de Bodybuilding a présenté l’avancement des opérations et rassuré l’opinion publique sur la capacité de la capitale à recevoir cet événement d’envergure internationale.
« Nous sommes à 85 % de réalisation des travaux. Sept délégations sont arrivées depuis le 21 juillet et d’autres continuent d’arriver. Une vingtaine de pays seront présents. Le Cameroun est prêt à accueillir toutes ces délégations », a-t-il déclaré.
Les compétitions se tiendront dans le cadre prestigieux de l’Hôtel Hilton de Yaoundé, qui accueillera à la fois les épreuves, les athlètes, les officiels et les passionnés venus de plusieurs continents.
Une préparation scientifique et des ambitions d’or
Sur le plan purement sportif, le Cameroun nourrit de grandes ambitions. La sélection nationale sera représentée dans l’ensemble des catégories en compétition, témoignant du dynamisme et de la structuration croissante de la discipline au niveau local. Pour aborder cette échéance dans les meilleures conditions, les athlètes camerounais ont effectué un stage de préparation intensif à Abuja, au Nigeria, afin d’affiner leurs prestations techniques et leur condition physique.
La phase finale d’encadrement intègre également une démarche scientifique et médicale rigoureuse. Suivi en kinésithérapie, gestion de la charge et décharge glucidique, nutrition ciblée et préparation mentale ont été mobilisés pour maximiser la performance. Le kinésithérapeute de l’équipe nationale s’est montré confiant : « Nous sommes prêts. La fédération a mis les petits plats dans les grands. Les athlètes ont été bien encadrés. »
Un optimisme partagé par Anoho Kevine, champion du monde en titre, qui estime que « le programme d’entraînement et le processus mis en place par la fédération sont adéquats pour nous permettre de donner le meilleur de nous-mêmes ».
Accessibilité grand public et rayonnement international
Afin de permettre au public de suivre de près l’événement, les billets d’accès sont disponibles au siège de la Fédération camerounaise de Bodybuilding. De plus, la chaîne internationale UNI 7 TV assurera la retransmission en direct et gratuite en ligne de l’intégralité des épreuves, offrant une visibilité mondiale à la compétition.
Alors que le bodybuilding africain connaît une ascension remarquable depuis une dizaine d’années (porté par des nations comme l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigeria ou le Maroc), l’organisation de ces Mondiaux à Yaoundé confirme le leadership émergent du Cameroun et consacre le rôle central du continent sur la scène sportive internationale.
Junior NTEPPE KASSI

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