Julien Serge ABOUEM, président de la Fédération Camerounaise de Volley-ball.
« Nous avons tenu ce jour (samedi,17-10-26) deux conseils d’administration, un conseil d’administration extraordinaire et un conseil d’administration ordinaire. Pour le premier conseil d’administration, il faut retenir qu’à partir de ce jour-ci, nous allons relancer nos activités sur l’ensemble du territoire en utilisant la force de décision de justice.
À partir de ce jour, nous allons attraire en justice, comme l’a souhaité le Conseil d’administration, tous ceux qui ne veulent pas respecter les décisions de justice camerounaise, l’abrogation de la justice, au pénal, y compris les athlètes. Nous l’avons fait pour les staffs, les entraîneurs, les habitants. Aujourd’hui, nous montons d’un cran parce que l’objectif de ceux qui ne veulent pas laisser le volleyball prospérer, c’est de ramener ces enfants que nous avions d’ailleurs formés à ne plus jouer.
Aujourd’hui, le volleyball camerounais va décroissant. Il est question de très vite redorer notre blason et de reprendre la trajectoire qui a été la nôtre entre 2013 et 2021. À titre de rappel, la Fédération camerounaise de volleyball a été quatre fois championne d’Afrique, a participé aux Jeux olympiques en 2016, a participé au tournoi de Montreux et a été championne lors des Jeux africains.
Pour des raisons que nous ignorons, des camerounais qui sont investis du décret ont décidé de tout tuer. Nous voulons leur dire que le président de la République les a nommés pour faire progresser la nation camerounaise, pour faire progresser le sport et non pour régresser. À partir de ce jour, nous avons pris toutes les dispositions pour que chacun puisse répondre à ses actes.
En ce qui concerne le deuxième conseil, il s’agissait de faire le point sur nos activités. Le conseil d’administration a validé l’ensemble de ce que nous avons fait, malgré l’environnement délétère dans lequel nous nous trouvons. Nous avons construit des terrains de beach volleyball, nous construisons des gymnases et nous œuvrons en faveur de l’évolution du sport camerounais.
Nous allons continuer à le faire cette fois-ci avec un championnat national rénové dont nous allons quitter du système des championnats sectoriels pour permettre à ceux des nôtres qui sont dans des zones réculés et qui ont parfois peur des autorités administratives. Avec cette histoire des avis techniques du ministère des Sports, nous allons les amener à jouer au niveau national et nous allons prendre la responsabilité de les accompagner. »
Propos recueillis par Céline Vérane BALLA BINDZI

COMMENTS