Portée par une moisson historique de 26 médailles aux récents championnats d’Afrique, la Fédération camerounaise de bodybuilding et fitness ambitionne d’organiser l’édition 2027 à domicile. Ainsi, son président, Achille Balemagna Efonokon, sollicite l’appui du gouvernement pour concrétiser cette ambition.
Le sport camerounais vit-il un tournant historique ? Tandis que les projecteurs se braquent traditionnellement sur les disciplines dites de masse, une révolution silencieuse s’opère dans les salles de musculation du pays. Portée par des athlètes d’exception et une gouvernance rigoureuse, la Fédération camerounaise de bodybuilding et fitness (FECABOF) ambitionne de hisser le pays au sommet de la hiérarchie continentale. En ligne de mire : l’organisation des Championnats d’Afrique en 2027. Un défi d’envergure, présenté avec conviction par son président, Achille Balemagna Efonokon, lors d’une cérémonie de présentation de médailles le 28 octobre dernier.
Une ambition portée par des résultats historiques
Pour légitimer cette candidature continentale, le président de la FECABOF ne s’appuie pas sur des promesses, mais sur des faits irréfutables et des triomphes éclatants. Ces derniers mois, les bodybuilders et adeptes du fitness camerounais ont multiplié les exploits sur la scène internationale, forçant l’admiration au-delà de nos frontières.
L’illustration la plus éclatante de cette domination s’est déroulée à Accra, au Ghana, lors des championnats d’Afrique. La délégation camerounaise y a réalisé une razzia historique en s’emparant de 26 médailles, dont 20 en or, quatre en argent et deux en bronze. À cela s’ajoutent l’accueil réussi du prestigieux championnat du monde WFF à l’hôtel Hilton de Yaoundé, ainsi que des prestations remarquées lors des joutes intercontinentales en Géorgie et en Asie, notamment à Hangzhou, en Chine.
Ces performances constituent le socle de la vision d’Achille Balemagna Efonokon : faire du Cameroun une place forte incontournable du bodybuilding mondial. Cependant, derrière ces médailles se cache une réalité poignante. Le dirigeant fédéral n’a pas manqué de rappeler les conditions spartiates dans lesquelles s’entraînent ces champions, bravant l’obscurité dès quatre heures du matin dans des structures souvent démunies d’équipements modernes. « Ils ne demandent pas la charité, ils demandent une patrie qui les reconnaît », a-t-il lancé avec émotion, plaidant pour une valorisation légitime de ces forçats de l’effort.
Au-delà du sport : un levier de développement et d’inclusion
Pour la FECABOF, l’accueil des Championnats d’Afrique en 2027 dépasse largement le cadre d’une simple compétition de force et d’esthétisme. C’est un projet de société et un formidable catalyseur pour la jeunesse. Organiser un tel événement à domicile permettrait de valoriser le savoir-faire organisationnel du Cameroun, de stimuler le tourisme sportif et de braquer les projecteurs sur une discipline qui attire de plus en plus d’adeptes, de Yaoundé à Douala et dans toutes les régions du pays.
Dans sa démarche, Achille Balemagna Efonokon promeut une vision inclusive et rigoureuse, bâtie sur le mérite et le dépassement de soi. En s’adressant au ministre des Sports et de l’Éducation physique, Narcisse Mouelle Kombi, le président de la fédération a invité les pouvoirs publics à dépasser le clivage obsolète entre « sports majeurs » et « sports mineurs ». Pour lui, chaque médaille brandie sous le drapeau tricolore a la même valeur et contribue au rayonnement international de la nation.
Un appel pressant à l’accompagnement institutionnel
Alors que le Cameroun a été plébiscité pour abriter cette grand-messe continentale en 2027, et fort d’un premier accord verbal encourageant de la part de la tutelle, le compte à rebours est lancé. Le succès de ce projet d’envergure nationale et internationale repose désormais sur la synergie entre la rigueur administrative de la FECABOF et un accompagnement institutionnel fort et pérenne de l’État.
En sollicitant l’appui indéfectible du gouvernement, Achille Balemagna Efonokon ne demande pas seulement des subsides pour un événement ; il offre à la jeunesse camerounaise l’opportunité de croire en ses rêves. Offrir à ces athlètes d’exception la reconnaissance qu’ils méritent et doter le pays des moyens d’accueillir l’élite africaine, c’est écrire l’une des plus belles pages sportives de l’histoire moderne du Cameroun. 2027 se profile ainsi comme un rendez-vous avec l’histoire, un pari audacieux que le Cameroun a les capacités de gagner, pour peu qu’on lui en donne les moyens.
Elvira KOUMIS BAKALA

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