Sprints foudroyants, tactiques affûtées et duel sous haute tension : la 2ᵉ étape de la Transca 14 a fait étinceler l’axe Garoua-Boulaï – Meiganga ce mardi 28 juillet. Sur les 95 kilomètres du « Grand Prix de la Solidarité Africaine », le capitaine des Bâtisseurs, Marco Sewa, a fait parler sa puissance pour arracher une victoire éclatante, tandis que le maillot jaune Abdourahman Amadou a fait preuve d’une maîtrise magistrale pour conserver son trône.
Une échappée au long cours et un duo de choc
Dès le baisser de drapeau à Garoua-Boulaï, le peloton a imposé un rythme d’enfer, dynamité par des attaques répétées. C’est finalement au terme du premier tiers de course qu’une poignée d’hommes forts a réussi à détacher la bonne échappée. Parmi eux, Marco Sewa, le charismatique capitaine des Bâtisseurs, et le remuant Abdoul Karim (EGM) ont rapidement pris les commandes des opérations.
Travaillant en parfaite synergie pour creuser un écart décisif sur le peloton, les deux hommes ont transformé cette traversée vers Meiganga en un véritable contre-la-montre par équipe à deux. Malgré les faux-plats montants et la chaleur éprouvante, le duo a résisté au retour des chasseurs, maintenant une pression constante jusqu’à l’entrée de la ville étape.
Marco Sewa en patron, la résistance du maillot jaune
À l’approche de la ligne d’arrivée, la coopération s’est muée en une guerre de nerfs. Dans un sprint final d’une intensité rare, Marco Sewa a déclenché son effort à deux cents mètres du but. Déployant une puissance explosive, le coureur des Bâtisseurs a débordé Abdoul Karim pour jeter son vélo sur la ligne et lever les bras en vainqueur.
« Cette victoire, c’est le fruit d’un travail collectif et d’une gestion parfaite de l’effort. On savait qu’il ne fallait pas rater le bon wagon », a confié le vainqueur du jour juste après son sacre.
Quelques secondes plus tard, le peloton réglait le reste des accessits. Au cœur de ce groupe de chasse, Abdourahman Amadou, surnommé le « Phénoménal », a couru en patron. Sans jamais céder à la panique face aux offensives de ses rivaux directs, le leader du classement général a géré sa course avec un sang-froid impressionnant. Protégé par ses coéquipiers, il conserve précieusement son maillot jaune à l’issue de cette journée mouvementée.
Cap sur Ngaoundéré : l’heure de vérité
Cette 2ᵉ étape confirme toute la richesse tactique de cette édition de la Transca 14. Mais le plus dur reste à venir. Dès demain, les coureurs affronteront l’étape reine : un tracé dantesque de 163 km reliant Meiganga à Ngaoundéré. Entre dénivelé exigeant et usure physique, les prétendants au sacre final devront se dévoiler. Le « Phénoménal » parviendra-t-il à contenir les assauts des Bâtisseurs galvanisés ? Réponse sur la route du Château d’eau du Cameroun.
Par Céline Vérane BALLA BINDZI

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