<strong>CHRISTIAN DḖSIRḖ ONANA : « ANDRḖ ONANA N’A AUCUN PROBLÈME AVEC LA FECAFOOT »</strong>

HomeActualités

CHRISTIAN DḖSIRḖ ONANA : « ANDRḖ ONANA N’A AUCUN PROBLÈME AVEC LA FECAFOOT »

Dans un entretien exclusif, le président d’Eclair Football Filles de Sa’a parle des ambitions de son club. Il revient sur la polémique autour de la tanière des Lions Indomptables et apporte des précisions sur la relation entre le parrain de son club, André Onana et la Fédération Camerounaise de football (Fecafoot).

Comment se porte Monsieur Christian Désiré Onana et son club, Eclair Football Filles de Sa’a ?

Je me porte très bien sur le plan sanitaire et professionnel. Le Seigneur nous protège ! Dieu nous guide et nous garde. Eclair Football Filles de Sa’a se porte assez bien. Chaque année, nous essayons de faire un pas vers l’avant. Quand je dis un pas vers l’avant, ce n’est pas seulement au niveau du classement en Guinness Super League. Comme vous le savez, notre club à des ambitions qui sont différentes des autres équipes engagées en championnat. Car, notre objectif n’est pas trop d’être champion à la fin de la saison. À Eclair de Sa’a, notre priorité est d’inculquer un modèle de jeu. Celui-là qui passe facilement en Europe qui pourra nous aider dans 3 à 4 ans à vaincre notre grand adversaire sur le plan africain en matière de football féminin à savoir : le Nigéria. Nous faisons dans la formation. Nous prenons des petits enfants qui font la préformation avec les entraineurs de deuxième division et puis, nous continuons le travail que leurs formateurs ont commencé. Ce n’est pas évident. Par contre, beaucoup d’autres clubs qui courent derrière le titre sont obligés de prendre des produits finis. Ce qui n’est pas le cas avec notre club. Nous travaillons afin que les joueuses intègrent bien notre philosophie de jeu. Le staff technique est très professionnel. En gros, je suis satisfait du travail abattu.

Nous sommes à six journées de la fin du championnat. Eclair Football Filles de Sa’a affronte le leader FC Ebolowa ce samedi 30 mars 2024 au stade de Ngoa Ekelle à Yaoundé. Six points vous séparent de cette formation. Comment comptez-vous aborder cette rencontre ?

Oui ! Nous jouons FC Ebolowa qui est leader. C’est un club que je respecte beaucoup. Nous allons aborder le match en toute sérénité. Je sais que nous avons un bon groupe. Nous allons profiter des erreurs de notre adversaire pour pouvoir pourquoi pas glaner quelques précieux points.

Doit-on comprendre que pour vous le titre de champion à la fin de la saison n’est un objectif majeur ?

 Effectivement ! J’ai toujours eu à le dire. Le titre de champion du Cameroun n’est pas un objectif prioritaire pour nous. Cela peut arriver au cours du championnat au cas où les clubs qui visent le titre en début de saison font des erreurs, nous en profiterons volontiers. Mais, à partir du début de championnat, je le dis toujours, Eclair Football Filles de Sa’a n’a pas l’ambition d’être champion du Cameroun. Si je veux être champion, je fais un recrutement comme un club digne d’être champion. Mon recrutement ne me permet pas déjà d’être champion parce que nous faisons dans la formation. Donc, Eclair Football Filles de Sa’a est juste un passage pour ces filles. Nous sommes là pour orienter les enfants vers le professionnalisme. Parce que nous avons ce problème là au Cameroun. Ce n’est pas évident de voir une joueuse sortir du pays, signer un contrat professionnel et jouer directement comme titulaire dans un grand pays comme la France ou l’Espagne. Parce qu’il y a souvent un problème de déphasage lorsqu’une fille sort de la Guinness Super League et arrive en Europe. L’adaptation est difficile. Le football que nous jouons ici ne passe pas là-bas. Il lui faut un temps important pour son adaptation. Dans notre club, on essaye de les préparer pour que lorsqu’elles arrivent  dans les grands championnats du monde, elles ne soient pas trop surprises. Néanmoins, quand le travail est bien fait, les résultats suivent. Depuis, le début de la Guinness Super League, nous figurons toujours dans le top 5 à l’issue de la saison.

Créer en 2014, Eclair Football Filles de Sa’a brille par son organisation et sa propension à trouver des débouchés à ses pensionnaires sur la scène internationale. Quelle est la stratégie mise en œuvre pour pérenniser cette action appréciée par plusieurs observateurs ?

Eclair Football Filles de Sa’a est déjà pratiquement à 16 joueuses qui ont signé dans des clubs à l’étranger. Ceci, à cause du bon travail que nous faisons et surtout grâce au côté relationnel que le parrain du club, André Onana met en exergue pour aider l’équipe et aussi à travers le social grâce aux campagnes de chirurgie initiées par sa Fondation. C’est lui qui nous a ouvert ces différentes portes. Eclair Football Filles de Sa’a est un démembrement de la Fondation André Onana. Ainsi, c’est la Fondation André Onana qui est entrée en partenariat avec nos différents partenaires. L’international André Onana qui a la main sur le cœur a un regard attentif sur le développement du football féminin. C’est ainsi qu’il nous ouvre certaines portes pour aider ses jeunes sœurs à gagner leur vie.

L’international Camerounais de football André Onana par ailleurs, Parrain d’Eclair Football Filles de Sa’a est ces derniers temps sous le feu des projecteurs grâce notamment à ses performances avec son club, Manchester United et à la polémique au sein des Lions Indomptables. Au milieu de tout cela, peut-on dire qu’il continue à soutenir le club avec la même énergie ? Si oui, quelles sont les dernières actions qu’il a menées pour l’évolution d’Eclair Football Filles de Sa’a ?   

Ce que André Onana a déjà fait pour Eclair Football Filles de Sa’a à travers sa Fondation est grandiose. Il n’a même plus besoin de venir personnellement nous accompagner. Le fait qu’il nous ait ouvert les portes pour aider ses jeunes sœurs à aller chercher fortune de l’autre côté de l’hexagone est énorme. Il y a beaucoup de sponsors qui nous accompagnent en ce moment grâce à lui. Beaucoup d’agents de joueurs suivent également nos joueuses au quotidien parce que c’est André Onana. Comme vous le constater, l’aide n’est pas seulement financière. Chaque club a ses moyens de survie et chaque club utilise ses armes pour sa bonne marche. Financièrement, nous sommes un club moyen. On entretient nos pensionnaires à la hauteur de nos moyens et quand, nous sommes bloqués, André Onana est là pour nous soutenir. C’est un parrain que tout le monde connait.

On lui remercie énormément pour tout ce qu’il fait. Mon souhait est de l’amener au football féminin pour qu’il parraine toutes les équipes. Mais bon, au regard des tensions actuelles autour de la question des Lions Indomptables, je préfère ne pas le bousculer. Mais, il faut savoir qu’André Onana n’a aucun problème avec la Fecafoot. Il n’a aucun problème avec les employés de cette institution. Ce sont ses amis, ses frères et ses parents qui y travaillent. Pareil avec ses coéquipiers au sein de l’équipe nationale.  Pour moi, s’il faille accompagner le football au Cameroun, c’est le football féminin. Car, si le Cameroun compte être champion du monde, je pense que ce sera plus facile en football féminin. Mais pour cela, il faut mettre des moyens et un programme de travail conséquent. 

Propos recueillis par Junior NTEPPE KASSI

COMMENTS

WORDPRESS: 0
DISQUS: 0